avril 13, 2024
Luis Tremblay

Luis Tremblay; un vrai de vrai guerrier

À l’aube de la finale entre l’Assurancia de Thetford et les Pétroliers du Nord, les joueurs ont des blessures, mais les oublient pour se rendre jusqu’au bout. Vider la cruche de Gatorade sur son entraîneur, va falloir la peine pour l’équipe gagnante. Le groupe qui marquera le plus de buts et qui aura le plus de guerriers comme Luis Tremblay remportera.

Crédit photo: Photos André

Déjà dans le junior, il a forgé son caractère

Luis Tremblay a joué pour le Drakkar de Baie-Comeau dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il était un choix de 10e ronde de l’équipe, mais le jour où son entraîneur Richard Martel lui a fait confiance, il est rentré dans l’alignement pour ne plus le quitter. Au terme de son parcours junior, Luis a tenté l’aventure de la Ligue de hockey de la Côte Est (ECHL) pendant trois ans. Après un court séjour au Québec avec le Top Design de St-Hyacinthe, le défenseur est reparti dans la ECHL et il est revenu pour de bon dans la Ligue nord-américaine de hockey, un an plus tard.

Luis, un gars qui a du chien

En 2010, Luis s’est joint à Jonquière dans la LNAH. À cette époque, l’équipe pensait davantage aux soirées arrosées qu’au match d’hockey, selon lui.

« J’étais tanné de me faire dire que je jouais avec du chien parce qu’on n’allait pas loin dans les séries. Il nous manquait quelque chose. En amenant la mentalité de guerrier chaque match, ça l’a amené une culture gagnante pendant plusieurs saisons à Jonquière. »

Luis Tremblay

Les gars jouaient avec des fractures et des blessures vraiment extrêmes et c’était un plaisir pour eux de le faire et de se mettre de la glace après le match. Telle était la mentalité des Marquis de Jonquière à l’époque. Cette manière de penser a fini par rapporter, car l’équipe a remporté la Coupe Vertdure lors des saisons 2013-2014 et 2016-2017, avec Luis dans son alignement.

« Je me suis rendu compte que, quand je ne donnais que des coups de bâtons, mais que je ne répondais pas de mes gestes, j’étais perçu différemment. Quand tu jettes les gants pour défendre un coéquipier, dans la chambre les gars apprécient ça. L’équipe qui va gagner, ce n’est pas toujours la meilleure équipe sur papier; c’est les gars qui vont le faire pour celui qui est à côté d’eux. »

Luis Tremblay

Les séries, l’adrénaline et l’émotion

Dans une ligue à six équipes, tout le monde se connait, sauf que les joueurs ont un autre travail. Selon Luis, en saison régulière, l’émotion est là, mais il y a toujours une petite gêne. En séries, c’est celui qui est prêt à aller le plus loin qui va se rendre le plus loin, dit-il. À entendre Luis s’expliquer, on peut percevoir de la nostalgie à propos de cette adrénaline.

« Ça me manque les voyages en autobus et c’est des grosses discussions. Tu vis des montagnes russes et des fois juste l’émotion c’est drainant. Tu es brûlé physiquement, mais aussi mentalement. Pouvoir en discuter avec les autres coéquipiers, ça nous fait comprendre qu’on est tous des humains. »

Luis Tremblay

Pour écouter l’entrevue complète avec Luis Tremblay:

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