juin 14, 2024
Rock Isabel

Rock Isabel et son amour pour la game de hockey

Rock Isabel se souvient de cette époque du hockey-spectacle. Les durs à cuire se trouvaient dans les bars et l’équipe avec la plus grosse pièce d’homme menait la parade. Des soirs, il est allé à l’abattoir. Adulé par les fans, il fallait un jour mettre le frein. À 49 ans, sa carrière de joueur est belle et bien enterrée, mais ses souvenirs sont toujours bien vivants.

Des souvenirs ancrés pour la vie

Le Sherbrookois Rock Isabel a joué dans la LHJMQ à Shawinigan, Sherbrooke et Drummondville. Après quelques années au hockey professionnel dans la CoHL (UHL), il a joint les Papetiers de Windsor dans la Ligue semi-pro.

Isabel en a des histoires à propos de son temps comme joueur dans le hockey senior québécois. On pourrait écrire un chapitre du fameux livre semi-pro avec celles-ci.

« Les fans nous criaient des bêtises et on se faisait lancer des douzaines d’œufs sur nous. Après la partie, ils voulaient des photos et nous jaser. »

Rock Isabel

À l’époque, ça faisait partie du folklore. Il y avait des guerres de clocher entre les petites villes et des grosses rivalités entre les joueurs. Les gros marchés actuels n’existaient pas vraiment, mais le monde trippait sur le hockey.

« Windsor contre Asbestos, c’était quelque chose. La moitié de la ville déménageait pratiquement pour aller voir les parties chez l’adversaire. J’avais des rivalités avec des joueurs. Mike Brault c’était mon préféré. »

Rock Isabel

Son plus beau souvenir en est un purement de hockey, la fameuse Coupe Allen de 2004, symbole suprême du hockey senior amateur au Canada. Le tournoi était autant suivi que la Coupe Memorial. Une semaine formidable et ce fut la dernière fois qu’une équipe du Québec remportait la palme. Vous l’aurez deviné. Il faisait partie de l’équipe gagnante.

Quelque temps après ce moment magique, Isabel sentait que l’instinct n’y était plus. Il ne voulait plus se battre. Mario Roberge, nouvellement entraîneur-chef de son équipe à St-Georges était quelqu’un pour qui il avait beaucoup d’estime. Il était temps de passer à autre chose.

Son amour pour le hockey

Tout en jouant au hockey, Isabel a fait de la livraison pour Sears. Il a été chauffeur privé et sous-contractant. Aujourd’hui, il conduit des autobus, notamment d’équipes sportives.

« J’ai conduit l’autobus du Phoenix de Sherbrooke dans la LHJMQ. Ça m’a permis de revoir Stéphane Julien, Jocelyn Thibault et Denis Gauthier, des anciens coéquipiers de mes années dans le junior. »

Rock Isabel

La fin de semaine, il s’implique également avec les Bisons de Granby de la Ligue de Hockey Senior AAA du Québec. Il travaille principalement avec les joueurs robustes de l’équipe. Bien sûr le terme robuste du hockey d’aujourd’hui a changé et Isabel est le premier à dire que ce n’est plus un « show de lutte » comme avant.

« Le gars a travaillé quatre ou cinq heures et s’en va jouer au hockey. Je le comprends. Je l’ai fait son job et j’ai été à l’abattoir. Je leur demande leur feeling, parce que jouer au hockey, c’est aussi mental. À Granby, on veut se créer une identité d’équipe. Une équipe tough n’est pas obligée de se battre, mais elle doit être dure. Il faut se tenir. Il y en a un dans la marde, les cinq sur la glace sont dans la marde. »

Rock Isabel

L’émotion dans le hockey d’aujourd’hui existe toujours et n’a pas changé; tout comme Rock Isabel et son amour pour la game de hockey.

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