juin 18, 2024

Autopsie d’un début de saison très décevant du Rocket

Après un long parcours en séries éliminatoires l’an dernier, les attentes des partisans du Rocket de Laval étaient assez élevées pour cette année et malheureusement, la troupe de Jean-François Houle ne livre pas la marchandise jusqu’à maintenant. 

En effet, le club-école du Tricolore se retrouve au 6e rang de sa division avec une fiche de 5-9-3 et si les mauvaises performances continuent de s’accumuler, Laval ne fera pas partie du tournoi printanier à la fin de la saison. 

Dans ce billet, je vais tenter de cibler les raisons pour lesquelles le rendement du Rocket est décevant jusqu’à maintenant. 

Certaines grosses pointures quittent en défensive et ne sont pas remplacées adéquatement

Dès le départ, il est évident que le Rocket affiche un visage assez différent de l’édition de l’an dernier. Uniquement en défensive, Houle a perdu les services de Xavier Ouellet, Louie Belpedio et Tobie Bisson, soient ses trois meilleurs défenseurs. Pour les remplacer, le CH a misé sur les services de Madison Bowey, le retour d’Otto Leskinen et la progression des jeunes défenseurs comme Mattias Norlinder et Justin Barron. 

Or, ces défenseurs ne sont même pas près d’avoir un impact aussi important que les éléments qui ont quitté cette année. Norlinder continue à causer des revirements, Barron manque beaucoup de constance même s’il joue mieux dernièrement et dans les cas de Bowey et de Leskinen, ils n’ont pas la même prestance qu’un Xavier Ouellet pouvait avoir dans les dernières années. 

Ce qui n’aide pas vraiment le Rocket non plus est le fait que plusieurs jeunes défenseurs aient réussi à se tailler une place à Montréal cette année. Si le Rocket avait pu miser sur un Kaiden Guhle, Jordan Harris ou Arber Xhekaj à sa ligne bleue, peut-être que les résultats seraient un peu mieux. 

Cela dit, le CH a tenté d’ajouter de la profondeur en allant chercher les services de Nicolas Beaudin, mais l’expérience n’est pas fructueuse jusqu’à maintenant alors qu’il a coûté trois buts à lui seul lors du match de vendredi en raison de trois pénalités qu’il a écopées. Offensivement, il n’a récolté qu’une mention d’aide en quatre matchs. 

D’ailleurs, le Rocket est l’équipe qui a accordé le plus de buts dans sa division avec 67 en 17 matchs, ce qui fait une moyenne de presque quatre buts par match. C’est beaucoup trop.

Les gardiens ne font pas le travail

En plus d’avoir une défensive qui en arrache, le Rocket a deux gardiens qui n’ont même pas .900 d’efficacité. Cayden Primeau continue d’être très inconstant dans son jeu et le vétéran Kevin Poulin n’est guère mieux. Dans le cas de Primeau, il faudra commencer à préparer un plan B pour le CH concernant le dossier du gardien d’avenir de l’équipe puisqu’il semble stagner depuis l’an dernier. 

L’année passée, Primeau avait connu de grosses séries après une saison régulière plutôt décevante et je croyais qu’il allait arriver en confiance au camp du CH en septembre dernier, mais au contraire, son camp fut assez ordinaire alors qu’il a accordé des buts faibles à tous les matchs auxquels il a pris part.

La fiche de Primeau est présentement de 3-5-2 avec une moyenne de buts alloués de 3.42 et un pourcentage d’efficacité de .895. Le Rocket a besoin de beaucoup plus que cela de sa part pour avoir du succès.

Certaines déceptions à l’attaque

En ce qui concerne l’attaque, la plus grosse perte fut celle de Jean-Sébastien Dea qui avait été le deuxième meilleur pointeur de l’équipe. Par contre, l’arrivée d’Anthony Richard comble parfaitement le départ de Dea, alors qu’il a inscrit 11 buts en plus d’ajouter cinq mentions d’aide en 17 matchs, ce qui le place au premier rang des pointeurs du Rocket. 

Cependant, ce sont plutôt des joueurs qui étaient déjà là l’an dernier, mais qui déçoivent cette saison qui font une différence. Le premier nom qui me vient en tête est celui de Raphaël Harvey-Pinard. Il avait été le meilleur pointeur de l’équipe la saison dernière avec une récolte de 56 points en 69 rencontres, soit une moyenne de 0,81 par rencontre et cette saison, RHP affiche une moyenne de 0,41 pts par rencontre. C’est une énorme baisse de régime contrairement à la saison dernière. 

Un autre joueur qui offre un rendement nettement inférieur à celui de la saison dernière et Alex Belzile. L’an dernier, le capitaine du Rocket avait récolté 22 points en 32 matchs pour une moyenne de 0,68 pts par rencontre et cette saison, cette moyenne a baissé jusqu’à 0,36 pts par match avec une mince récolte de quatre points en 11 matchs. Le capitaine du Rocket doit être la bougie d’allumage de cette offensive qui est déjà limitée en terme de force de frappe.

La belle histoire du Rocket : Xavier Simoneau

Évidemment, tout n’est pas négatif chez le Rocket et l’histoire de Xavier Simoneau est l’exemple parfait. L’ancien des Islanders de Charlottetown fut un choix de 6e ronde du CH en 2021 et deux ans plus tard, il se retrouve au deuxième rang des meilleurs pointeurs du Rocket avec une récolte de 13 points en 16 rencontres. 

En plus de mettre des points sur le tableau, Simoneau est un joueur intense qui n’a pas peur d’essayer de déranger ses adversaires, ce qui le rend indispensable au sein de l’alignement du Rocket. C’est exactement le genre de joueur que le CH aurait besoin sur son 4e trio dans les années à venir. Reste à voir maintenant si sa progression se poursuivra et qu’il réussira à transposer ce qu’il est en train de bâtir dans la LAH vers la LNH.

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