Après dix saisons, plus de 400 matchs dans l’uniforme de Thetford et trois championnats de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) en séries éliminatoires, Christophe Losier tire sa révérence.
Repêché en deuxième ronde par l’Isothermic en 2013, Christophe Losier s’est rapidement imposé comme l’un des favoris du public dès sa première saison. Son intensité, son style de jeu sans compromis et son attachement à l’équipe ont fait de lui une figure emblématique du club.
Au fil des saisons, le numéro 61 a amassé un impressionnant total de 281 points, en plus d’écoper de 1661 minutes de punition. Redouté par ses adversaires, mais profondément apprécié par les partisans locaux, il a laissé une empreinte durable dans l’histoire de la formation thetfordoise.
Absent lors de la dernière campagne, Losier a cette fois officiellement mis un terme à sa carrière. « Bien sûr, j’ai subi toutes sortes de blessures dans ma carrière, mais je m’en suis quand même assez bien sorti. Ma décision est d’abord reliée à l’atteinte de mes objectifs. Je m’étais fixé comme but de remporter trois coupes et, après notre conquête de 2024, ma décision était pas mal prise. Je dirais que je m’en tire quand même indemne après toutes ces années et j’ai choisi d’arrêter avant qu’une blessure ne me force à le faire », a-t-il confié.
Même si le hockey occupait une place centrale dans sa vie, l’attaquant se dit serein face à sa décision. « Ce fut la décision la plus difficile que j’ai eu à prendre, mais je vis très bien avec mon choix, et ce, même si c’est difficile de tourner la page. Je suis heureux et je vais pouvoir me concentrer sur ma famille et mes nouveaux projets », a-t-il ajouté.
Avec une certaine émotion, Losier revient sur son passage à Thetford. « J’ai vraiment adoré mes dix années ici. J’ai apprécié la ville, les fans, les propriétaires, Bobby, Dan, Serge et mes coéquipiers. Je ne conserve que de bons souvenirs et je vais toujours avoir ça gravé sur le cœur. »
Son départ ne laisse personne indifférent, à commencer par son entraîneur de toujours, Bobby Baril. « Christophe est un vrai de vrai. Il n’y en a pas beaucoup comme lui, des gars de sa trempe. Il était un des meilleurs coéquipiers à côtoyer et un des adversaires les plus difficiles à affronter. Il a laissé son ADN chez l’Assurancia. C’est un joueur irremplaçable. Il était craint tout en étant un excellent joueur de hockey. C’était un des plus toughs, livre pour livre, dans toute la ligue. Il y a des joueurs qu’on doit parfois pousser, mais lui on devait le retenir. Il était prêt à tout pour l’équipe. Il n’a jamais joué pour lui, c’était toujours pour l’équipe et c’est pour ça qu’il a gagné trois coupes », a résumé Baril.
Source: Mario Royer
Crédit photo: Sandra Giroux-Poulin

