mai 25, 2024

Opinion : il ne faut pas trop tomber en amour avec Sean Monahan

Depuis le début de la saison, Sean Monahan accumule les bons matchs et il a été récemment au centre de débats sur les réseaux sociaux.

En effet, celui que les Flames ont voulu se débarrasser, il y a deux ans, semble renaître de ses cendres, alors qu’il affiche un dossier de huit points en neuf matchs, soit une moyenne de 0,88 point par rencontre. Évidemment, la saison est encore très jeune, mais la dernière fois qu’il a produit à un rythme similaire c’est lorsqu’il a connu sa meilleure saison en carrière avec les Flames en 2018-2019. Lors de cette campagne, il avait récolté plus d’un point par match avec un dossier de 34 buts et 48 mentions d’aide en 78 rencontres.

Cela dit, Monahan vient tout juste d’avoir 29 ans et certains croient que si le principal intéressé désire rester à Montréal, Kent Hughes doit le garder avec l’équipe. Toutefois, il ne faut pas se laisser berner parce ce qui se produit à court terme. La réalité est que plus souvent qu’autrement, les contrats signés vers la fin de la vingtaine ou le début de la trentaine deviennent des mauvais contrats quelques années plus tard. Voulez-vous des exemples? En voici quelques uns.

Âgé de 30 ans, Andrew Ladd a signé un lucratif contrat avec les Islanders de New York, soit une entente de sept ans qui lui rapportait 5.5 millions par saison. À sa première saison, il a touché la cible à 23 reprises, mais il n’a récolté que huit passes pour un total de 31 points. Puis, les années suivantes furent une longue glissade qui l’a mené aux Coyotes de l’Arizona en 2021-2022 et ce fut sa dernière saison.

Lors du même été, les Canucks ont offert un contrat de six ans d’une valeur de six millions par saison. Eriksson venait de connaître une saison de 63 points avec les Bruins, Or, Eriksson n’a jamais récolté plus de 24 points en une saison lors de son séjour avec les Canucks et, tout comme Ladd, il a terminé sa carrière en 2021-2022 avec les Coyotes.

Évidemment, il y a des exemples qui démontrent également l’inverse, mais les mauvais coups sont plus nombreux que les bons coups et avec un cas comme Monahan, où il a été hypothéqué par les blessures dans les dernières années, les chances qu’une signature à moyen ou long terme avec lui tournent au vinaigre sont quand même élevées. Il faut garder en tête que le CH devrait aspirer sérieusement aux séries éliminatoires dans deux ou trois ans et Monahan ne sera pas un élément clé lorsque l’équipe sera assez mûre pour passer à la prochaine étape. Même si le principal intéressé acceptait de signer pour deux ou trois saisons, je ne vois pas vraiment l’intérêt pour le CH compte tenu du fait qu’il n’est pas prêt à gagner.

Pour accéder à la prochaine étape, le CH a besoin de talent élite et comment on peut aller chercher ce talent élite? Par le repêchage et/ou par transaction. C’est là que la bonne saison de Monahan pourrait rendre de précieux services à Kent Hughes. Si Monahan continue de mettre des points sur le tableau, les équipes se précipiteront vers un joueur de son genre à la date limite des transactions et le DG du CH obtiendra un retour plus qu’intéressant. N’oubliez pas ce que les équipes ont payé dans le passé pour des joueurs comme Blake Coleman et Tanner Jeannot, soient des joueurs de profondeur dont le potentiel offensif est inférieur à celui de Monahan selon moi.

J’entends déjà dire « c’est bien beau les choix au repêchage et les espoirs, mais il n’y aura pas de place pour tout ce monde-là dans les prochaines années . » C’est très vrai, mais c’est là où l’abondance de choix et d’espoirs permettra à Kent Hughes d’être très agressif pour faire une transaction majeure ou même une offre hostile. Le problème avec l’offre hostile du CH envers Sebastian Aho, il y a quelques années, est que Marc Bergevin ne semblait pas vouloir y aller pour le coup de circuit en raison du prix que ça allait coûter par la suite si les Hurricanes n’égalaient pas l’offre. En ayant plusieurs choix de premier tour et de deuxième tour, Hughes pourra surpayer un joueur (si le risque est bien calculé évidemment) et le fait de perdre ces choix ne fera pas du tout mal à l’organisation ou de les refiler dans une transaction pour aller chercher ce joueur d’élite manquant. Rappelons que le CH a présentement deux choix de premier tour en 2025 et il pourrait peut-être en ajouter un autre si Monahan demeure en santé à la date limite des transaction. L’été 2024 pourrait donc être le moment parfait pour frapper un coup de circuit avec une offre hostile. Parmi la liste des joueurs qui seront joueurs autonomes avec restriction à la fin de la prochaine saison, nous retrouvons le nom d’Elias Pettersson des Canucks et ceux qui ont suivi l’actualité chez les Canucks savent que ce n’est pas garanti que le Suédois sera de retour à long terme avec l’équipe. De plus, Vancouver n’a pas un gros coussin sur leur masse salariale et un seul gros contrat se terminera à la fin de la présente saison et c’est celui de Tyler Myers.

Bref, c’est plaisant de voir Sean Monahan retrouver un niveau de jeu plus que respectable, mais il ne faut pas tomber dans le panneau chez le CH. Il faut se servir de cette bonne saison pour obtenir un gros retour à la date limite des transaction et ensuite, frapper le grand coup tant attendu.

Crédit photo : USA Today Sports

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