avril 20, 2024
Bob Sirois

Les neuf vies de Bob Sirois

Bob Sirois a d’abord été joueur de hockey professionnel. Par la suite, il est devenu agent, propriétaire des Roadrunners de Montréal, entrepreneur et écrivain. Il est également un fervent militant pour amener les équipes Québec dans le sport. Découvrons ensemble les neuf vies de Bob Sirois.

Un contrat de cinq ans avec les Flyers de Philadelphie

Autrefois, autre mœurs, Bob Sirois a signé un contrat d’entrée de cinq saisons avec les Flyers de Philadelphie en 1974. Sa signature suivait sa sélection en troisième ronde par l’équipe de la Pennsylvanie, le même été.

L’automne venu, Sirois a commencé la saison à Richmond dans le club-école des Flyers dans la Ligue Américaine. Vers la fin de la saison, il est rappelé pour trois matchs. Entre-temps, il a eu le temps de marquer son premier but dans la LNH. Cependant, le lendemain matin de sa troisième partie, il est paralysé dans son lit. Il a subi une grave blessure au dos et s’est déplacé des disques.

La saison suivante, alors qu’il était deuxième pointeur de la Ligue Américaine, Sirois reçoit un appel.

« Keith Allen, DG des Flyers, m’appelle et me dit que je n’ai plus de temps à perdre dans la Ligue Américaine. Il me dit que trois équipes veulent m’avoir. Il me les a nommé et il m’a donné le choix. Alors, j’ai choisi la pire équipe, les Capitals de Washington. »

Bob Sirois

Bien que sa nouvelle équipe connaissait des difficultés sur le plan collectif, Bob Sirois a eu de bonnes saisons dans la capitale américaine. En 1977-1978, il connait une saison du tonnerre, en marquant 24 buts et 37 passes; des performances qui lui ont permis d’être invité au match des étoiles de la LNH.

Au début des années 80, il a dû prendre sa retraite du hockey. Les maux de dos ont finalement eu raison de sa carrière.

Il a démarré une agence avec Gilles Lupien

En 1989, Bob Sirois et Gilles Lupien ont démarré une agence de joueurs. À l’époque, des joueurs comme Martin Brodeur ont évolué sous leur bannière. La plupart des joueurs du Québec faisaient appel à eux. En 1993, il a quitté pour un autre grand projet.

Il fut propriétaire et président des Roadrunners de Montréal

Un jour, son frère qui habitait à Anaheim l’a téléphoné pour lui parler du roller hockey. En visite là-bas, Bob en a profité pour faire un brin de causette avec le président de la ligue. Ce dernier lorgnait le marché de Montréal. De retour dans la Belle Province, Bob a lâché un coup de fil à son ami Yvan Cournoyer pour lui parler du projet d’amener une équipe.

« J’ai montré un VHS à Yvan Cournoyer. Il était intéressé. J’ai donné un dépôt et j’ai acheté la franchise. Ça l’a bien marché pendant trois ans, mais la ligue a tiré la plogue. »

Bob Sirois

Pendant ces trois saisons, l’équipe était composée d’excellents québécois comme Patrice Lefebvre, Guy Rouleau, Corrado Micalef et même Francis Bouillon.

L’aventure des Roadrunners s’est terminée en 1995; c’est alors que Bob Sirois a acheté une entreprise qui récupérait les bagages perdus à l’aéroport pour ensuite les livrer aux bons propriétaires. Il a même écrit un livre là-dessus.

En 2007, le Québec mis en échec

Un jour, un employé d’Air Canada l’interpelle pour lui parler de l’histoire de Shane Doan. Ce dernier avait, selon des dires, traité un arbitre québécois de « frog », pendant un match. L’employé d’Air Canada mis au défi Bob de trouver le nombre québécois qui avait joué dans la LNH, sans jouer pour le Canadien ou les Nordiques. Après des recherches exhaustives pendant un an, le livre Le Québec mis en échec est sorti.

Finalement, la solution du livre Le Québec mis en échec était de donner davantage de visibilité aux joueurs québécois.

« Si on avait une équipe nationale pour participer au Championnat du monde junior, on donnerait de la visibilité à 23 de nos joueurs. Tous les dépisteurs, recruteurs chef et gérants généraux sont présents à ce tournoi. »

Bob Sirois

En 2013, Bob Sirois a mis sur pied la Fondation Équipe Québec. Depuis, il poursuit le but que l’on fasse comme l’Écosse, l’Angleterre ou le Groenland; des nations souveraines qui possèdent leur équipe nationale dans certaines compétitions. Le livre Équipe Nationale du Québec, un projet rassembleur et identitaire est paru à ce sujet. L’auteur Bob Sirois le rend disponible à l’achat sur le equipenationalequebec.com.

Crédit photo titre: Mathieu Breton

Pour l’entrevue complète de la Source du Hockey avec Robert « Bob » Sirois, c’est ici:

2 réflexions sur « Les neuf vies de Bob Sirois »

  1. Bravo pour votre travail !
    Les dons à la Fondation sont-ils reconnus par l’État pour un reçu fiscal ?
    Juste par curiosité, j’ai donné quand même…

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