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Gros défi des joueurs de la LHJMQ face à la Covid-19

Depuis mars dernier, gros défi pour les joueurs de la LHJMQ face à Covid-19. Même au niveau sportif, tout a basculé. À la mi-octobre, Gilles Courteau, le commissaire de la LHJMQ, annonçait pour une deuxième fois la suspension des activités pour les divisions Est et Ouest. Aujourd’hui, une certaine incertitude plane toujours au-dessus de la saison dans la LHJMQ.

Cependant, quelques questions reviennent. Est-ce que le hockey est différent pour les joueurs de la LHJMQ face à la Covid-19?

Dans le cadre de cet article, j’ai eu la chance d’interviewer quelques joueurs de la LHJMQ qui m’ont raconté leur expérience en tant que joueur durant la pandémie.

Comment est-ce le fait de jouer devant aucun partisan?

Crédit photo: Minas Panagiotakis/Getty Images

Du côté du Drakkar de Baie-Comeau, le défenseur Étienne Arseneau nous confirme que de jouer un match d’hockey est complètement différent aujourd’hui. Selon lui, les joueurs ne peuvent pas se motiver à partir de l’énergie de la foule, car actuellement il n’y a aucune ambiance dans l’amphithéâtre.

« Le Centre Henry-Leonard est reconnu pour être l’un des arénas avec le plus d’ambiance dans tout le circuit. « On essaie de mettre un peu plus d’ambiance sur le banc. »

Comment les joueurs se sentent face à la reprise des activités?

Pour sa part, le Drakkar reprenait l’action dans la fin de semaine du 30-31 octobre face à l’Océanic de Rimouski. Baie-Comeau a gagné le programme double contre l’équipe du Bas-Saint-Laurent.

Étienne Arseneau nous a cependant mentionné que les deux semaines d’inactivité furent très longues pour son équipe.

Du côté de Gatineau, Noah Warren fait partie des quatre choix de première ronde au dernier repêchage. Il avait hâte de débuter la saison, avec la bonne équipe qui se profile à l’horizon.

Noah Warren
Crédit photo: Olympiques de Gatineau


« J’étais nerveux à l’idée de commencer la saison. Là, j’habite en pension. Nous faisons les entrainements, mais nous sommes en zone rouge alors on ne peut pas jouer. Ça va bien, l’équipe a trois victoires et une seule défaite. »

Même son de cloche du côté de Michael Pellerin des Saguenéens de Chicoutimi. C’est dur de ne pas jouer, dit-il. Déjà que les Sags avaient l’équipe pour aller jusqu’au bout l’an dernier. Selon lui, il croit aux chances de son équipe encore cette année. Ils forment un excellent groupe de joueurs et il a hâte de voir comment ils vont performer avec cette pression.

« On a hâte que ça commence pour vrai! »

Est-ce que les équipes des Maritimes de la LHJMQ ont un avantage pour l’instant?

Plusieurs pensent qu’en bout de la ligne, ils vont reprendre les matchs qu’ils ont manqué. Certains ont saisi leur chance.

En ce début de saison 2020-2021, Shawn Element est tout feu tout flamme et son début de saison ne ment pas. Le joueur de centre de 20 ans possède une fiche de 5 buts et 13 passes en 10 matchs (en date du 4 octobre).

Shawn Element
Crédit photo: LHJMQ Médias

Actuellement premier pointeur de la LHJMQ, Shawn semble bel et bien vouloir se démarquer afin d’obtenir une chance dans le futur, avec une équipe de la LNH. Rappelons qu’Element n’avait pu prendre part au camp des Blackhawks de Chicago l’an dernier, à cause d’une erreur administrative.

« J’ai utilisé ça comme source de motivation et mon objectif est d’avoir une grosse saison et de signer un contrat en cours d’année! Je sais que je peux y arriver! »

Comment s’occuper lors des temps libres ?

Selon les joueurs, les journées ne sont pas moins occupées malgré la pandémie. Le matin, ils ont des entraînements sur glace et hors glace en alternance. Dans l’après-midi, ils ont des cours de 13h à 16h.

Étienne Arseneau nous mentionne que les joueurs ne se couchent pas trop tard le soir, car ils savent que les journées du lendemain sont très chargées.

Les exercices sont-ils différents à l’entraînement?

Pour l’instant, les entraînements ne sont pas très différents, de ce à quoi ils sont habitués. Cependant, il faut que les joueurs portent le masque pendant les déplacements et ils doivent désinfecter tout après l’entraînement.

Au-delà de la perte d’une année de hockey ou d’une carrière, la détresse psychologique et la remise en question peuvent se faire sentir. Croisons-nous les doigts pour que la situation se résorbe le plus vite possible pour la LHJMQ face à la Covid-19 et qu’on puisse retrouver notre monde du hockey junior.

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